Les eaux de pluie ne se rejettent ni dans le réseau d’assainissement, ni chez le voisin, ni dans la rue. Elles doivent être gérées sur la parcelle qui les reçoit. C’est une obligation réglementaire, et c’est aussi ce qui evite les désordres les plus coûteux sur une maison.
Cette page traite de la gestion des eaux pluviales à l’échelle du terrain. Le drainage autour d’une construction, qui répond à un autre problème, est traité sur notre page drainage périphérique.

L’infiltration à la parcelle : la règle, pas l’exception
Le principe général est l’infiltration sur place : l’eau collectée en toiture et sur les surfaces imperméabilisées est dirigée vers un dispositif qui la restitue au sol progressivement, au lieu de l’envoyer vers l’aval.
Envoyer les eaux pluviales dans le réseau d’assainissement sature la station d’épuration à chaque épisode de pluie. C’est un motif fréquent de non-conformité lors des contrôles, notamment avant une vente, comme détaillé sur notre page réseau d’eaux usées.
Ce que le PLU impose sur votre terrain
Le PLU de Sainte-Maxime, comme celui des communes voisines, fixe des règles sur la gestion des eaux pluviales : obligation d’infiltrer, limitation du débit rejeté vers l’aval, parfois volume de rétention minimal rapporté à la surface imperméabilisée.
Ces règles s’appliquent lors d’une construction neuve, d’une extension, ou de la création de surfaces imperméables comme une terrasse ou une allée bétonnée. Elles se vérifient avant le dépôt du dossier, pas après les travaux.


Puits perdu, tranchée d’infiltration, bassin de rétention
Le puits perdu est un ouvrage vertical rempli de matériau drainant, qui restitue l’eau en profondeur. Il convient quand le sol devient perméable sous une couche superficielle imperméable, situation fréquente sur le secteur.
La tranchée d’infiltration répartit l’eau sur une plus grande surface et convient aux terrains moyennement perméables. Le bassin de rétention, enterré ou paysager, stocke temporairement l’eau et la relâche à débit limité : c’est la solution quand l’infiltration seule ne suffit pas.
Dimensionner selon la surface imperméabilisée
Le dimensionnement part de la surface qui collecte : toiture, terrasses, allées, abords bétonnés. Plus cette surface est grande, plus le volume à gérer augmente, ce qui explique qu’une extension ou une nouvelle terrasse puisse imposer de revoir tout le dispositif.
La perméabilité du sol entre ensuite en jeu : elle détermine la vitesse à laquelle le dispositif se vide, donc le volume nécessaire entre deux épisodes. Un ouvrage sous-dimensionné déborde dès la première pluie soutenue.


Orages méditerranéens : calibrer pour le pire
Le climat méditerranéen pose un problème particulier : il pleut peu, mais quand il pleut, les cumuls tombent en quelques heures. Un dispositif calibré sur une pluviométrie moyenne annuelle est systématiquement insuffisant.
C’est pourquoi nous dimensionnons sur l’épisode intense et non sur la moyenne. Un ouvrage légèrement surdimensionné coûte un peu plus à la réalisation ; un ouvrage sous-dimensionné laisse l’eau chercher son chemin, généralement vers la maison ou vers le voisin.
Faire étudier la gestion de vos eaux pluviales
Nous réalisons la collecte, les réseaux enterrés, les regards et le dispositif d’infiltration ou de rétention, en neuf comme en reprise d’une installation existante. Ces travaux se combinent souvent avec un terrassement ou une reprise de niveaux.
Le devis précise la surface collectée prise en compte, l’hypothèse de perméabilité retenue et le volume du dispositif. Ces trois informations permettent de vérifier la cohérence de l’ouvrage proposé.
Pour faire étudier la gestion des eaux pluviales de votre terrain à Sainte-Maxime, appelez le 06 48 44 72 81 ou passez par le formulaire de contact.
